Le premier match de Liga du Real Madrid n’a pas seulement permis au club madrilène de lancer sa nouvelle saison. Il a également donné un premier aperçu de ce que José Mourinho souhaite exploiter tout au long de l’exercice : la profondeur et l’impact de son banc.
À Cornellà, alors que la rencontre face à l’Espanyol se dirigeait vers une fin incertaine, Mourinho a décidé de faire appel à ses remplaçants. Carlos Espí est entré dans les dernières minutes et a inscrit le but décisif qui a offert les trois points au Real Madrid. Une contribution immédiate, particulièrement importante au regard des difficultés rencontrées par les Madrilènes dans ce domaine la saison passée.

« L’impact des joueurs qui entrent en cours de match peut être aussi important que celui des titulaires », expliquait Thibaut Courtois après la rencontre.
Espí en a été la parfaite illustration. Le jeune attaquant ne s’est pas contenté d’inscrire le but de la victoire. Grâce à son impact physique, il a permis au Real de jouer plus directement, de conserver le ballon dos au but et d’apporter une menace différente dans la surface. Le changement effectué par Mourinho a donc produit un effet immédiat.
Mais Espí n’était qu’une partie de l’histoire.
Sur le banc du RCDE Stadium figuraient également Marc Cucurella, Yan Diomandé, Brahim Díaz, Eduardo Camavinga, Trent Alexander-Arnold ou encore Antonio Rüdiger. Selon AS, la valeur marchande cumulée des douze remplaçants madrilènes atteignait environ 343,7 millions d’euros, soit davantage que la valeur totale de l’effectif de 17 des 20 clubs de Liga.
Et Mourinho devait encore composer sans plusieurs joueurs importants, parmi lesquels Aurélien Tchouaméni, Endrick, Raúl Asencio, Éder Militão et Rodrygo.
Cette profondeur pourrait devenir l’une des grandes forces du Real Madrid cette saison.
Ces dernières années, pourtant, disposer de remplaçants de qualité ne signifiait pas forcément qu’ils avaient un impact décisif. Lors de la saison 2023-2024, les joueurs entrés en cours de match avaient inscrit 12 buts toutes compétitions confondues, Joselu étant le principal contributeur avec quatre réalisations. La saison passée, la situation était encore plus préoccupante. Selon les chiffres relayés par AS, les remplaçants n’avaient participé qu’à six des 77 buts du Real Madrid en Liga, soit seulement 7,79 % du total.
Mourinho veut clairement changer cette dynamique.
Selon Marca, l’entraîneur portugais ne souhaite pas voir ses titulaires enchaîner tous les matchs pendant que le reste de l’effectif perd progressivement son importance. Son objectif est de maintenir ses fameux « finishers » concernés, prêts et capables de faire basculer les rencontres.
Et les profils à sa disposition sont particulièrement variés.
Arda Güler peut apporter créativité et précision sur coups de pied arrêtés. Brahim Díaz offre davantage de liberté entre les lignes. Yan Diomandé peut faire la différence grâce à sa vitesse et sa percussion, tandis que Carlos Espí apporte une présence plus traditionnelle dans la surface. Courtois l’a même comparé, avec humour, à un « Joselu Jr. ».
Mourinho ne dispose donc pas seulement de simples doublures. Il possède des joueurs capables de modifier complètement la physionomie d’un match.
Le Portugais l’a résumé après la victoire contre l’Espanyol : « Le Real Madrid doit disputer sérieusement les quatre compétitions. Nous ne pouvons pas le faire avec dix, onze, douze ou quinze joueurs. Nous avons besoin de cet effectif. »
Un but de Carlos Espí ne suffit évidemment pas à effacer les problèmes des dernières saisons. Mais il pourrait symboliser le début d’une nouvelle tendance.
Si Mourinho réussit à maintenir tout son groupe impliqué, le banc du Real Madrid pourrait rapidement passer du statut de simple réserve de talents à celui de véritable arme tactique.




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