L’entraîneur du Real Madrid, José Mourinho, s’est présenté en conférence de presse à la veille de la réception de Málaga au Santiago Bernabéu. Le technicien portugais a évoqué l’état physique de son groupe, la progression de Yan Diomandé, la connexion entre Vinicius et Mbappé, l’importance de Jude Bellingham, le Ballon d’Or et plusieurs autres sujets.
Comment est l’équipe physiquement ?
« Il y a des joueurs qui, comme je ne cesse de le répéter, ont eu des préparations différentes. Mais nous avons un effectif solide et suffisamment de solutions pour faire face à ces situations.

« Par exemple, demain, Cucurella sera titulaire et Álvaro, qui a joué et très bien joué contre l’Espanyol et la Real Sociedad, sera sur le banc. Si Cucu manque d’énergie, Álvaro pourra entrer. C’est exactement le genre de solutions qu’un effectif comme celui-ci offre à un entraîneur. »
Comment jugez-vous la progression de Diomandé ?
« Diomandé a été l’un des derniers à arriver après un été compliqué en raison de sa situation. Il ne s’est pas entraîné normalement avec Leipzig et il est donc arrivé sans véritable base physique.
« Il progresse petit à petit. Il a déjà eu du temps de jeu et c’est exactement ce dont il a besoin. Demain, il sera soit titulaire, soit il entrera en cours de match. Il est de mieux en mieux préparé. »
Quelle marge de progression pour la connexion Vinicius-Mbappé ?
« Le point essentiel, c’est la qualité, et ils possèdent une qualité exceptionnelle. Ensuite, il y a l’empathie entre deux personnes : l’amitié, la compréhension et la collaboration.
« Lorsque vous réunissez une excellente relation personnelle et une qualité extraordinaire, vous avez tout pour continuer à progresser. Mais le football, ce n’est pas deux joueurs plus neuf autres. Ce sont onze joueurs.
« Je ne pourrais pas être plus satisfait de ce que j’ai vu durant ces deux semaines de travail ensemble. »
Bellingham est-il le ciment de l’équipe ?
« Il est unique et extrêmement important pour nous. Il possède énormément de qualités : physiques, mentales et tactiques. Il récupère des ballons, marque, joue très bien de la tête. C’est impressionnant.
« Je comprends que l’on me pose beaucoup de questions sur Kylian, Vini et Jude, mais je suis très heureux de tout le monde. Ici, nous avons de grands joueurs et certains sont de très, très, très grands joueurs.
« Les supporters viennent au Bernabéu pour voir des joueurs extraordinaires, mais ils veulent également voir une équipe jouer comme une équipe, souffrir comme une équipe, surmonter les difficultés et dominer ensemble. »
Qui mérite le Ballon d’Or ?
« C’est une très belle récompense individuelle parce qu’elle permet à un joueur d’entrer dans l’histoire du football. Il y a peut-être dix ou douze joueurs d’un niveau exceptionnel et nous en avons trois ou quatre ici.
« Pour moi, le Ballon d’Or doit revenir à ces joueurs qui, lorsqu’ils prennent leur retraite, nous manquent pour toujours. Maradona me manque, Ronaldo Nazário, Messi, Zidane, Matthäus…
🚨🗣️ José Mourinho: "You can't award the Ballon d'Or because of the Champions League or the World Cup."
— The Touchline | 𝐓 (@TouchlineX) August 29, 2026
"The Ballon d'Or is someone who, when he retires, we'll miss. We all know who made history this summer." pic.twitter.com/EN7dtUjkeF
« On ne peut pas donner le Ballon d’Or à quelqu’un uniquement parce qu’il a remporté la Ligue des champions ou la Coupe du monde. Si vous voulez récompenser la Ligue des champions, donnez-le à Luis Enrique. Si vous voulez récompenser l’Espagne, donnez-le à De la Fuente.
« Mais le meilleur joueur du monde, c’est autre chose. Ils sont deux, trois ou quatre et nous savons qui ils sont. Nous savons où ils sont : ici. Et nous savons également qui a marqué l’histoire individuellement cet été.
« Le Ballon d’Or possède aussi une dimension politique et, lorsque la politique entre en jeu, cela m’intéresse beaucoup moins. »
Que pensez-vous de Thiago Pitarch ?
« Arbeloa a effectué un travail fantastique avec les jeunes. Thiago a déjà montré que le niveau du Castilla était devenu trop petit pour lui.
« Je l’apprécie énormément. Lorsqu’il sera complètement rétabli, il fera partie du groupe et il aura du temps de jeu. Je lui ai dit que les muscles de ses jambes ressemblaient aux miens et qu’il devait prendre deux kilos en travaillant. »
Faut-il laisser une liberté totale aux joueurs offensifs ?
« Quand vous avez des joueurs avec une qualité incroyable, ils peuvent faire passer l’entraîneur pour un phénomène.
« Mais nous travaillons tout. Aujourd’hui, 45 minutes de l’entraînement ont été consacrées à l’organisation offensive, aux mouvements et aux mécanismes tactiques.
« Il faut une structure. Mais lorsque les difficultés arrivent, ce sont les grands joueurs qui gagnent les matchs. Il faut donc leur laisser de l’espace pour exprimer leur créativité et leur capacité à prendre les bonnes décisions. »
Quand Endrick pourra-t-il revenir ?
« C’est le joueur qui est le plus proche d’un retour. Je ne veux prendre aucun risque contre le Betis. Il pourrait revenir face au Betis ou pour notre premier match de Ligue des champions.
« Pour Tchouaméni, il faut être patient. Je ne veux pas qu’il revienne, s’arrête encore puis doive recommencer. Je veux l’avoir à 100 %, donc je préfère attendre encore un peu. »
Qu’est-ce qui est le plus difficile : entraîner ou gérer le vestiaire ?
« Ancelotti est exceptionnel dans tous les domaines. Il n’a aucun point faible.
« Personnellement, je ne trouve rien de particulièrement difficile. Les problèmes font naturellement partie du métier. Nous n’avons pas encore rencontré notre premier véritable problème, mais il arrivera. Qu’il soit tactique ou lié à la gestion du groupe, il faudra simplement le gérer avec naturel. »




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